La fête des voisins de Danielle Akakpo. Interview…

Questions à Danielle Akakpo à l’occasion de la sortie, aux éditions Zonaires, de son nouveau recueil de nouvelles : La fête des voisins.

Danielle Akakpo, qu’est-ce qui vous a conduit(e) à l’écriture ?

Le goût de la lecture depuis l’enfance et une envie de m’essayer à cet art difficile. Amenée à rédiger énormément dans le cadre de mon travail, j’enrageais de ne pouvoir apporter mon soupçon de fantaisie. Quelques années avant la retraite, j’ai fait la connaissance sur internet d’un site et d’un forum où des auteurs amateurs échangeaient dans le cadre d’ateliers, de jeux d’écriture. J’ai adhéré, beaucoup appris et me suis lancée.

Pourquoi la nouvelle ?

Serais-je masochiste ? Parce qu’elle demande du travail, de la concision, requiert de faire la chasse aux bavardages inutiles, d’aller à l’essentiel sans rien oublier pour ne pas désorienter le lecteur. Et je suis fan de la nouvelle à chute.

Quelles sont vos influences ?

Maupassant évidemment, Edgar Poe, Henry James et surtout un auteur breton Alain Emery dont le style imagé, vigoureux  m’émerveille.

Qu’est-ce qui déclenche votre écriture aujourd’hui ?

Un fait-divers, un évènement de ma vie de tous les jours ou de celle d’un proche. Je suis allergique à la SF.

Comment est né ce nouveau recueil ?

Recueil et roman à la fois ! J’avais dans mes tiroirs bon nombre de nouvelles, textes courts travaillés et retravaillés et il m’est apparu que je pouvais les rassembler sous ce thème des relations de voisinage, chaque nouvelle présentant un habitant de l’immeuble et sa famille, le tout mixant comédie et tragédie.

Quelle nouvelle vous semble emblématique de ce recueil et pourquoi ?

Sans moi, parce qu’elle stigmatise le racisme, une discrimination qui me fait horreur, et les blessures qu’il peut entraîner chez les victimes.

Des projets en écriture ?

Pourquoi pas un nouveau recueil de nouvelles, la matière ne manque pas. Mais j’envisage aussi de participer à des projets collectifs. Rien ne presse !

Enfin, faites nous « entendre » la mélodie de votre écriture.

« — Non mais, vous avez bien réfléchi. Qu’est-ce que vous voulez qu’on partage ou que d’autres partagent avec Legrand qui a avalé son pébroque, fier comme Artaban de ses 220 mètres carrés — on se demande bien ce qu’il fait de toutes ces pièces d’ailleurs, musées, bureaux, entrepôts pour trafic pas net ? — et la religieuse en civil du premier, pingre comme pas une, coincée du c… pardon… J’ai beau chercher… Parler mode avec cette grande trique fringuée comme l’as de pique ? Raconter une bonne blague à ce gendarme en jupon qu’on ne doit même pas pouvoir faire rire avec quelques chatouilles… Tout ce qu’elle sait faire, c’est guetter comme une fouine derrière ses rideaux. »

(Danielle Akakpo, La fête des voisins, éditions Zonaires 2019, extrait du prologue)

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